Tarek Benaoum

Né le 5 décembre 1978, à Sale, au Maroc, Tarek Benaoum vit à Paris. C’est à l’âge de 14 ans que Tarek, captivé par la vague graffiti, s’initie à cet art qu’il ne cessera plus de pratiquer et d’explorer. Il se passionne pour l’Ecriture et le travail de la calligraphie qui en est la continuité inhérente. Ainsi en 2003 il intègre pour 3 ans l’atelier privé d’arts graphiques, de typographie et de calligraphie de Monsieur Bernard Arin – l’un des fondateurs du Scriptorium de Toulouse, école d’excellence dans tous les domaines de l’écrit, attachée aux Beaux Arts de Toulouse de 1968 à 1986.

Il reçoit les enseignements de professeurs de renom tels que Kitty Sabatier, Véronique Sabard, Hassan Massoudy.

Tarek griffe les mots de tous et chacun et  «ça parle » : un univers inspiré se dessine et nous touche comme un langage universel. Il explore un “brouillage sémantique” anticonformiste et novateur. Le temps semble être dilué par une technique d’enchâssement des lettres et des mots, de superpositions, d’étirements verticaux et horizontaux jusqu’à l’obtention d’un flot ondulatoire. On reconnaîtra dans sa poésie ornementale des fragments de textes parmi ceux de Fénelon, Dante, Khalil Gibran, William Blake, Abdellatif Lââbi ou encore de la Bible.

Son postulat est d’utiliser les écritures, la calligraphie et la typographie en tant que medium décoratif à part entière, dépassant ainsi les limites d’une vision académique de sa discipline. La démarche de Tarek témoigne d’une volonté et d’un désir de laisser une trace cryptée, qui instaure différents niveaux de lecture et fait de l’écriture une oeuvre artistique en tant que tel. En témoignent ses derniers projets monumentaux qui le placent définitivement dans l’art urbain contemporain. Il signe également depuis 2008 de nombreuses collaborations à travers le monde avec le designer Starck (Hôtel Mama Shelter), des restaurants (La Folie Douce, ma Cocotte…), des night-clubs (Social Club…), des boutiques (Zadig et Voltaire, Pierre Hardy), et des marques (Weave, YAD)