Thomas Lardeur

Né en 1966 à Paris, Thomas Lardeur, après des études d’histoire consacrées à l’époque moderne, se lance dans le journalisme d’investigation pendant plus de dix ans. Il se passionne tout particulièrement pour la question des sectes, et écrit plusieurs livres sur le sujet dont un remarqué sur l’intrusion des sectes dans l’univers professionnel.

En 2002, il arrête le journalisme pour se consacrer à la sculpture. Il choisit pour matériau l’acier inoxydable, aérien, léger, contemporain, froid en apparence et pourtant doux et chaud au regard et au toucher. Thomas Lardeur capte l’homme dans son visage, « ovales » sans fioritures mais non sans humour. Il s’attache aux effets de surface et notamment au polissage miroir de ses œuvres pour suggérer l’homme dans un face-à-face avec lui-même, sa conscience, ses doutes, les autres, la vie. Il aime aussi raconter des histoires et faire des clins d’oeil aux grands maîtres (Brancusi, Courbet, Rodin…).
« L’essentiel de mon travail repose sur la conscience, sur ce que je nomme mes “face-à- face”. De l’homme face à lui-même, de l’homme face aux autres, de l’homme avec les autres. Des ovales, formes pures, simples, qui symbolisent des visages, à moins que ce ne soit des masques. Des visages qui ont toujours des singularités, à l’image de ce que nous sommes, avec nos vérités, nos forces, nos capacités, mais aussi nos secrets, nos doutes, nos lâchetés, nos contradictions. Je les veux miroir pour attraper le reflet, et obliger le regard à un retour sur lui-même, sur les autres, sur l’environnement. Je travaille aussi sur notre conscience d’homme face à la nature et aux enjeux écologiques du XXIe siècle comme “la vague”, “disparition”, le “mascaret”. Enfin ma série “histoire” est un clin d’œil et un hommage aux grands maîtres comme “Big Bang” en hommage à Gustave Courbet ou “le pingouin” en hommage à Brancusi. »